Ben qu'ess-tu fous là ?

Bonjour Visiteur,

mais que fais-tu ici, perdu sur un site de poésie ? Repose tes neurones l'espace d'une ou deux minutes et lis !

Enfin si t'as le temps et envie aussi. Sinon appuie juste sur la touche précédent et fais la danse des papous devant ta fenêtre, certains pensent que c'est beaucoup plus funky que de lire des textes poétiques.

Mais ils manquent de goût, la danse de l'aztèque qui mange une pastèque c'est bien plus...

- Mais les aztèques y mangeaient pas de pastèque Popo !

- Tu peux pas la boucler René ? Chui en train de faire mon intro là...

Euh qu'est-ce que je disais ?

Bof, je sais plus.

Ouais bon bref, si tu aimes la popoésie, appuie sur 1.

Si ton frère est papou, appuie sur 2.

Si t'as pas de poux, c'est que tu t'es lavé les cheveux et que t'es propre.

Si t'es pas propre, décolle de ton ordi et va prendre une douche.

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Le désir absolu du signe faisait taire les cicatrices qu'on expose
La joie naissante des sens communs embaumait l'héritière du don perdu
Les points se cherchaient et attendaient leur phrase

Personne n'y comprenait plus rien.

Les injonctions récalcitrantes faisaient réciter les coeurs au sang baissé,
Les cellules nerveusement oubliaient de se taire,

Personne n'y voyait plus rien.

Les cadres d'antan tenaient,
Les discours d'un jour s'éternisaient,
Les pavés se brisaient.

Je ne croyais plus en rien.

Le temps s'est présenté et je l'ai retourné
La mort m'a giflé, tu l'as récité ce texte, cette envie délirante
De revenir aux jours d'avant

Quand les mots tenaient et que l'horizon rassurait.

Maintenant les leurres empiètent sur les heures assénantes
et les flèches continuent de blesser les soldats grégaires

les sens oppressants, personne n'y comprend rien.
les échanges de vent, personne n'y reproche rien.

Alors empoche la mise d'un jour, risque la tempête et le son dissonnant
Car les hommes sont perdus et ne cherchent aucun maître.

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Non sans faute, on aura cru

Aux amours posés après un soupir

Enfin.

 

Non sans mal, on sera parvenu

A défier le temps,

Les mots païens et les incantations illusoires.

 

Non sans effort, on aura vu

Que déception actée

Vaut parfois mieux que rêve échaudé.

 

S'enivrer de sa réalité.

 

Et naturellement

     est venue

      L'évidence.

 

Cette terre,

Une bouche,

Une langue.

 

Et naturellement

S'est posé le silence.

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Avec mon coeur en bruit d'étoile,

Avec ton âme en brins de joie,

     empreinte de moi,

On s'apprête à courir.

 

Sur le mur des innocents,

A la fenêtre des mendiants,

           Je te vois,

            Je te sens.

 

              Tu me vois,

                Tu me sens.

 

Dans l'interstice des duels,

L'envie de t'avoir.

Pour l'évènement d'un corps qui te résonne,

Contre la possession qui m'irraisonne,

les préavis sont à terre,

les mots restent à dire,

L'émotion à laisser fuir.

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D'une attente légère

Qui noie les cris apeurés

Mon envie s'est muée

En question éternelle,

 

Irai-je ?

Le ferai-je ?

Lui dirai-je ?

Le lacet qui défait les aiguilles du temps

 

Ne me chaussent pas.

 

Je suis une toupie,

Qui parfois s'arrête pour plonger.

 

Et les secondes meurent,

Tandis que les mots s'enfuient dans leur imaginaire.

 

Je ne saisis plus ta réalité de statue,

J'ai acheté le ticket d'entrée au musée,

 

Là où les visiteurs s'étonnent et disparaissent.

 

Mais il me faut revenir,

Goûter à la joie

Des mains concentrées

Des envies recentrées

S'aimer soi

Se disperser dans son propre fort.

 

Et maintenir l'effort.

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Coeur ouvert, être sincère

D'une saisie, d'un geste

 

Recueille l'attention des étoiles naissantes.

 

Au détour de l'allée, j'irai

Cueillir cette liberté

A venir, à conquérir.

 

   Un, deux

              Marche avec moi.

    Trois, quatre

              Créé pour toi.

 

Pars et prends ton chemin,

Le filet de l'attente ne te retiendra

PAS.

 

Penser, parler

Rêver et partager.

Ecouter.

                Mais RIRE et mourir.

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Elle a chuchoté : reste à m’écouter

Je lui ai dit : raconte-moi la pieuvre, la tortue et la pirogue

 

Ces symboles qui portent en eux

L’histoire des ancêtres

Le savoir des sages

Ces histoires qu’on écoute

 

Comme des enfants crédules

Que nous ne sommes plus.

 

Et quand la mer monte,

Les heurts trépassent

Et le temps prend son temps.

 

Elle a grondé : rentre, oublie ces contes

Mais gardes en l’image incarnée

Dans les flots mobiles qui se meurent et nous échappent.

 

J’ai répondu : non, je veux y croire,

A tes histoires.

Qu’importe l’illusion de la vague immédiate,

Je m’endormirai avec la pieuvre, la tortue et la pirogue.

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Le chemin est tordu

Mais on y arrivera si on fait les efforts

Nécessaires pour ne pas se proclamer forts

Mais sincères.

 

Le cœur amer, j’ai pensé ne pas me mêler

Aux boniments d’autorité

Pour garder mon intégrité.

 

Le chemin s’étend

Entre nous si la profondeur

Sort calmement sans clameur

 

Le chemin reste

Et les anges s’éloignent

Nous laissant seuls et indécis

Face à notre réalité mouvante

Et à nos corps hésitants.

 
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Il est une force qu’on ne soupçonne pas.

Il est une peau qui s’enlève.

 

J’ai crevé mon cœur et mu mes espoirs

On ne vit que pour soi

On attend du dehors la délivrance qui ne vient pas

Je me déleste.

 

Je n’ai même plus envie de crier.

Ma vie est ailleurs et mes premiers pas sont devant moi.

 

A trop rire, on ne veut plus décevoir

A trop fuir, on se cogne à ce qu’on échappe.

 

Mes yeux, ma parole, mes mots, mes envies.

Et alors que les jugements tombent,

Les cernes se relèvent

Et Cerbère se rendort.

 

Je ne joue plus.

J’ai changé de peau.

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Il est posé là

Je ne me vois pas

Tu te cherches.

 

Elle feint d’oublier son regard

Il scrute et ne veut pas y croire.

 

Ils, elles, eux,

Toi et moi.

 

Sans accroche ni partage,

L’indicible est entrevu.

 

Sans ambage ni dévoiement,

L’essentiel reste voilé.

 

Le langage qu’on recherche

Les mots qu’on entend

 

La voix qui tait,

La parole sourde.

 

J’ai cru aux petits arrangements

Aux défauts ennuyeux.

 

Et maintenant,

 

Je recherche la balance

Entre

Le gris d’un quotidien forcé

Le blanc d’une identité projetée.

 

Les histoires s’écrivent et cherchent leur fin,

Oublient leur logique ponctuée

De points éphémères et de sentences interminables.

 

Ils, elles, eux,

Toi et moi.

 

Alors désormais,

 

Raconte-moi ton courage

Et je défierai la page blanche

La phrase insaisissable

Et les minuscules points d’ancrage.

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Il y a une année

Tu es parti

Et la mer m’a appelée.

 

Il y a une vie

Que tu as donnée

Et la mer s’est retirée.

 

Il y a un écho

Qui résonne

Et la mer s’est vidée.

 

Il y a une tristesse

Qui s’est calmée

Et la marée est montée.

 

Il y a une mer

Qui m’a rappelée

Et la vie est revenue.

 

 
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Il s'en est fallu de peu.
     On croit à la vie
     On regarde partout
     On cherche la poignée, la saisie, le geste
     Qui libère.

On attend l'avenant
D'un contrat qu'on n'a pas signé.

Les heures irréelles passent,
Le terrain en friche oublié,
La terre reste morte.

L'élan des aveugles nous étourdit
On souffre de trop bien vivre.

J'ai payé le prix pour voir l'essentiel.

A l'arrière des trains courts,
Le souffle laisse les lents courir.

Tu es parti et il pleut.
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Tout est signe
D'un geste infini
Qui s'enfuit.
Tout à prendre
Dans nos vies en sursis.

   Il sera temps
      de faire silence
   Il sera temps
       de rendre vive notre mémoire

   Il est déjà temps
       de laisser les sirènes résonner,
       d'appeler les anges empreints de toi,
       d'honororer le souffle de la vie
Là où le signe chante encore.
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Demain est arrivé.
Les ormes oublient de s'étendre,
Les gouttes se sont effacées en vapeur de soie.
Et l'étole est tombée.

Demain, j'y ai rêvé, ça ne ressemblait pas à ça.
Ca n'était pas aussi réel.
L'imagination des contours m'a fait perdre la raison.
La fantaisie des plaisirs avait voilé l'acier responsable.

La soie n'est belle que quand le portant leste,
L'important reste.
L'hésitante avance le long de ses plis confiants,
Se tient au moiré des revers acquis
Et découvre la force des anses lisses qu'on agrippe.

Le néant des jours promis ne s'habillera pas
Et les anges assoiffés s'empresseront de le dévêtir.

La vie ne se dénude que
Pour ceux qui l'engendrent.
Et même nue, les reflets de soie restent là.

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Les responsabilités à endosser
Les désirs à identifier
La fierté à faire tomber
Le courage à saisir
Les valeurs à combattre
La vie à vivre
Les passages à laisser mourir
Les mots à dire
Les personnes à aimer
La liberté à exercer
Les corps à faire parler
Continuer à y croire
La souffrance à oublier
Le passé à délester
La pensée à honorer
Les sentiments à ne pas rationaliser
Les erreurs à ne pas répéter
Vivre malgré, vivre avec

Le risque, la joie, l'optimisme,
La justice
Oublier de se définir
ne pas se connaître
Avancer. Marcher. Changer.
L'errance à suivre.
    La compréhension
    L'amour
Le coeur, les yeux, les mains, la peau.

Pour nous, pour la vie.
                     S'engager dans ce monde
                      Par cet être
                      Pour l'autre
                      Résister par cette voie
                      Dans cette solitude
                      Pour le même.




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A s’enterrer sans cesse, on entend le bruit qui court

A murmurer sans peine, on ressert l’étau qui ceint

 

La vie qui se vide

Les ailleurs qui s’échappent

 

A parler enfin, on réalise que peut-être

A écrire surtout, sur tout.

A taire ce qu’on enterre !

A vivre ce qu’on veut dire.

 

Il n’y avait plus rien qui tenait.

L’incomprise.

 

Tout était là, déjà donné.

Rien à offrir, tout à prendre.

Se laisser surprendre.

 

Les corps qui se vivent.

Les cœurs qui s’accordent.

L’air qu’on ne connaît pas encore.

 

Vogue à la marée montante

Oublie le dessin qui nous contourne,

Oublie.

 

Désamarre l’amorce fière

Déferre l’or plaqué contre ces ailes.

Lâche donc cela,

Les reflets trop brillants des antiques sculptures.

Et préfère donc cela,

La promesse des rêves imparfaits.
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Mais que cela coûte-t-il donc ?

Le temps de fuir.

 

Que cela coûte-t-il ?

L’impatience de ne rien dire.

 

Ça, ça ne coûte rien.

 

Avant que la rose ne pleure, fane l’épine

Et n’enrage nos élans.

 

Sachez que rien ne se cache derrière.

Je ne me dis pas, je me disperse.

Eparse, comment reprendre la garde ?

 

On m’a dit que la volonté, non.

La liberté, non. Le bonheur, sûrement pas.

Qu’il ne resterait que la lucidité.

 

Une attente sans espoir.

 

La simplicité du fou qui ne veut maîtriser aucun filet,

L’arrogance de la beauté qui s’assure ses tracés,

L’assurance mimétique, le désir éconduit, reconduit, reproduit.

La fuite du temps.

 

Chaque signe cherche son contexte

Chaque être invente sa fierté.

Que disent ces mains échaudées et fragiles ?

 

La saisie improvisée des chants qu’on ne veut plus pleurer.

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Il est des choses qu’on dit

Il est des proses qu’on tait.


Il y a des on-dit

Qui se cachent derrière l’assurance

La fausse intelligence.

Des sentences sans sens et sans feu.


Qui s’émeut ? se dévoile ?

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Je ne veux pas le savoir,

Je rêve de l’entrevoir.

 

Mais tout est là,

A peine susurré.

 Le jouet du soldat imite les joies à dessiner.

 Les condoléances égaient les riverains.

 Les créances s’enchaînent et s’annulent.

                        à briser.

L’impertinence rejoint les lueurs enfumées.

Ecoutons-là.

L’insolence s’élance.

Rions.

Je garde dans mes poches les farces de mon enfance,

Les désespoirs sans lendemain,

Et les lucides réveils aux matins.

 

Beaucoup mentiront.

Beaucoup s’en iront.

 

Qui restera et
criera ?

 

Elle ou lui.

Elle et lui.

Eux, nous.

            Qu’importe.

            Les cris auront un sens, les croix auront un poids.
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Arrête la proue de ta pirogue

Et rougis de ne pas avoir assez aimé,

D'avoir trop jugé sans apprécier la qualité de ton à côté.

Plongé dans la lie des saigneurs de rêves,

Noyé dans l'abîme des épines morales,

Tu n'as pas voulu te cogner

Aux méandres répétés d'une vie méditée.

Et si un jour tu retournes aux embruns affolés,

Quand le phare sonnera au solstice venu,

   Cours pour t'arrêter

   Et meurs d'avoir vécu.

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J'emprunte le sentier abattu,
Hors de votre vue,
Aux aguets pour vous plaire
A l'envers pour  me satisfaire.

        Quel masque jouer ?
        Quel rôle endosser ?

Je retourne aux bornes fissurées,
                                        concentrée.
En un semblant d'être .

La friche balise les abords de la communauté,
   
Il faut
            construire.

Alors avance et laisse sa place aux hasards.
Tu mènes la danse.
A cette marche, le pas attentif tendra
        vers de nouveaux horizons.

Le lune m'interroge,
Le ciel m'émeut de son vide.
Pas de réponse,
                    une trêve.
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Images à différer
Qui nous tiennent lieu de réalité,

Sonorités feutrées
Qui forment le cachet de nos acquiescements hypocrites.

Se cramponner à du réel.

Les aigles moqueurs tourbillonnent,
Les voiles voraces avancent sous leur masque.

Inverser cette pièce :
  Les stries sont à maintenir
  Mais les faces à retourner
D'un geste qui décharge de sens
Le dôme sulfureux des émotions embourbées,
Des mensonges confortables
Et des blessures volontaires.
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