A s’enterrer sans cesse, on entend le bruit qui court
A murmurer sans peine, on ressert l’étau qui ceint
La vie qui se vide
Les ailleurs qui s’échappent
A parler enfin, on réalise que peut-être
A écrire surtout, sur tout.
A taire ce qu’on enterre !
A vivre ce qu’on veut dire.
Il n’y avait plus rien qui tenait.
L’incomprise.
Tout était là, déjà donné.
Rien à offrir, tout à prendre.
Se laisser surprendre.
Les corps qui se vivent.
Les cœurs qui s’accordent.
L’air qu’on ne connaît pas encore.
Vogue à la marée montante
Oublie le dessin qui nous contourne,
Oublie.
Désamarre l’amorce fière
Déferre l’or plaqué contre ces ailes.
Lâche donc cela,
Les reflets trop brillants des antiques sculptures.
Et préfère donc cela,
La promesse des rêves imparfaits.
